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Les tapis faits main tiennent une position importante dans l’industrie mondiale. L’Inde, dont la population a un grand goût et savoir-faire en la matière, a donc une forte capacité de croissance. Ces dernières années, cette industrie a fait de très grands progrès en termes de capacité, de compétitivité, et de temps de livraison. Ainsi, avec des installations et infrastructures convenables, un support commercial et gouvernemental, elle a toutes les chances de croître très rapidement.
Pour rendre le processus du tissage plus facile, beaucoup de développements ont été effectués dans ce secteur. Au début, seules les teintures naturelles étaient utilisées pour obtenir des couleurs subtiles et attractives. La garance, une plante qui est trouvable presque partout, était à l’origine le colorant végétal le plus utilisé. Les racines de cette plante donnaient des teintes de rouge et de rose; le vert était obtenu à partir de l’herbe et le marron d’une espèce spéciale d’arbre. Toutes ces plantes étaient donc utilisées pour teindre les tapis. Progressivement, avec les avancées dans les couleurs synthétiques, les teintures chimiques furent utilisées à la place des teintures naturelles. Cela a aussi donné un choix plus grand de couleurs que les tisserands ont incorporés dans leurs tapis.
Tout comme la teinture, la construction des designs fait partie intégrante du tissage. La procédure habituelle suivie par le tisserand est de dessiner son design puis de le transférer sur du papier quadrillé où chaque case symbolise un seul nœud. Ensuite, le plan est divisé en plusieurs parties qui dépendent de si le dessin est fait pour le médaillon ou le centre ou pour une partie d’un dessin répété. Ces plans sont ensuite passes à l’atelier de tissage. Il y avait une autre méthode, appelée ‘Talim’, suivie par les tisserands du Kashmir et d’Amritsar. Un code de couleur est alors utilisé pour montrer le nombre de nœuds que l’on doit faire dans leur couleur respective. Le maitre tisserand lit à voix haute le plan et les autres tisserands suivent ses instructions, il indique aussi en même temps le nombre de nœuds à faire par des signes.
TC’était une procédure qui prenait beaucoup de temps et d’attention. Aujourd’hui, créer des designs est devenu plus facile grâce aux logiciels CAD/CAM. Les tisserands sont passés aux plans réalisés par ordinateur permettant de créer des designs en peu de temps. Avant, il n’était pas toujours possible pour eux de réaliser le tapis parfait qu’ils avaient imaginé ou dont ils avaient reçu la commande. Aujourd’hui, grâce aux outils de designs virtuels, ils peuvent visualiser le tapis avant même qu’il soit construit.
Pour les tapis faits main, les métiers à tisser jouent un rôle vital. L’un des plus utilisés en Inde est le « roller-beam ». Le plus simple d’entre eux est le métier à tisser comportant deux poutres en bois horizontales qui étendent les fils. Une poutre est juste devant le tisserand, et l’autre derrière cette dernière. Au fur et à mesure que la construction avance, le tapis est roulé à l’arrière du métier à tisser. Ainsi, ce dernier donne forme à l’expression créatrice du tisserand. Cependant aujourd’hui, avec les avancées technologiques, les tapis faits mains deviennent de plus en plus populaires.
En outre, les formations apprendre à tisser, pour une meilleure efficacité et de nouveaux designs, sont données à la fois aux hommes et aux femmes. Aussi, le gouvernement et diverses organisations, incluant des fabriquant de tapis, ont développé des équipements pour une meilleure régularité du travail des tisserands, pour une amélioration des conditions de travail, et des services de santé et plus important, pour la non utilisation de la main d’œuvre infantile.
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